La Trance est un style qui ne date pas d’hier. Initiée au début des années 90 avec le mythique single « The Age Of Love » considéré comme le premier titre officiel du genre. La Trance n’a cessé de faire son bonhomme de chemin et est toujours aussi active de nos jours. Extrêmement populaire en Allemagne, en Hollande, en Grande-Bretagne et en Inde, celle-ci s’est toujours faite plus discrète dans nos contrées. Je ne veux pas dire qu’elle en est absente bien au contraire…

Un paysage musical très changeant

Des DJ tels que Paul Van Dyk, Gareth Emery, Above & Beyond, Armin Van Buuren, Tiësto, Cosmic Gate ou encore Robert Miles pour ne citer qu’eux ne vous sont sûrement pas inconnus. Pourtant nombre d’entre eux sont toujours bien présents dans le paysage clubbing et ce depuis des années. L’envolée monstrueuse de l’EDM dans les années 2010 a entraînée de nombreux DJ accès Trance a se reconvertir dans ce style beaucoup plus vendeur qui a littéralement phagocyté le marché du clubbing. La Trance a toujours gardé ce côté « en marge ». Plus psychédélique, énergique ou inversement plus douce, car oui de nombreux sous-genres existent apportant chacun sa dose de magie.
La Uplifting Trance et la Hard Trance possèdent des tempos bien supérieurs à ce que proposent les heures de grandes écoutes à la radio (plus de 140BPM en moyenne). La Progressive Trance beaucoup plus accessible ou encore la Dream Trance très populaire dans les années 90 avec le légendaire « Children » de Robert Miles. La Tech Trance se rapprochant quant à elle de la techno ou encore la Psy Trance dans un style plus psychédélique…
Bref les déclinaisons sont nombreuses et n’ont cessées d’évoluées.

Des poids-lourds toujours là

Des DJ tels que Tiësto ainsi qu’Armin Van Buuren qui ont été élus à plusieurs reprises n°1 du top 100 des DJ en ont fait à l’origine leur style de prédilection en particulier Armin Van Buuren qui s’y est toujours attaché. Ce dernier possède par ailleurs son propre festival « A State Of Trance » (ou ASOT pour les intimes) qui fait systématiquement carton plein. L’ASOT est initialement sa propre émissions de radio dont la popularité n’a jamais cessée de croître depuis 2001. Preuve que le style est loin de s’essouffler.
Quant à Tiësto celui-ci fut un des pionnier du show DJ au début des années 2000 avec ses propres concerts que l’on à la chance de connaître aujourd’hui. Et à l’époque la Trance était de mise dans des salles facilement remplies avec plus de 25000 personnes.

Les superstars de la Trance mises sur le devant de la scène et toujours présentes dans le Top 100 des DJ bien que moins nombreuses permettent de mettre le style en avant sur les radios plus mainstream. Pour rappel Armin Van Buuren à été 5 fois N°1 au Top100 DJ talonné de près par Tiësto, 3 fois n°1 de 2002 à 2004 ou encore Paul Van Dyk qui était N°1 en 2005 et 2006.

Quand est-il aujourd’hui?

Les radios se focalisent sur ce fameux classement qui malheureusement bouge très peu. Le commercial prend le pas sur l’artistique, faisant que les ventes décident du podium. La Trance vendant beaucoup moins que l’EDM ou la Deep-House, fait que de moins en moins d’artistes Trance sont présents dans le classement diminuant d’avantage sa visibilité.

Le genre vie actuellement de ses pionniers qui ont toujours été présents et ce malgré qu’ils soient peu sur le devant de la scène. Peu de nouvelles têtes font leur apparition au fil du temps. Cependant la qualité de production des grands est toujours au rendez-vous et celle-ci continue de voir apparaître sur Soundcloud ou Beatport ses nouvelles pépites relayées par les plus gros DJ.

Le genre s’étend peu au delà de ses frontières d’origine. Ainsi, la France peut compter sur des organisations telles que « Trance In France » ayant pour but d’étendre la passion de la Trance au plus grand nombre par chez nous. Avec ses 18000 mentions j’aime sur Facebook, il reste étonnant que le genre ne soit pas plus développé en France et que les soirées orientées précisément dans ce style soient si rares.

La communauté est pourtant bien là, toujours aussi présente. Mais le style est éclipsé par la course au grand spectacle et au profit des plus gros festivals et clubs. Cela rendant ainsi plus difficile son adhésion aux nouveaux DJ cherchant dans quelle direction ils vont orienter leurs productions.
« In Trance We Trust »

30 Mars, 2013: Armin Van Buuren au Madison Square Garden.
Qu’en est-il du paysage Trance en 2018 ?
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